La
CLIS 4 accueille des enfants présentant une dyslexie dysorthographie
et des enfants présentant un syndrome frontal.
3 ) Des enfants dyslexiques
Les particularités liées aux troubles des
enfants dyslexiques et dysorthographiques sont connues et d’intensité
variable :
- Dans le déchiffrage ( décodage) : confusions auditives
ou phonétiques, visuelles, inversions, omissions, adjonctions,
etc... La lecture est lente, hésitante. La segmentation syllabique
est difficile.
- En compréhension, l’accès au sens
est fortement compromis. Il y a rejet de la lecture et des activités
qui font appel à la lecture.
- Dans la mise à l’écrit ( encodage), on retrouve
les mêmes anomalies.
Incidences pédagogiques :
- Il est admis que les troubles dyslexiques et dysorthographiques
peuvent se réduire nettement mais ne disparaissent jamais complètement.
Il ne faut donc pas négliger une éducation vers l’acceptation
d’un effort personnel permanent.
- Favoriser l’usage de l’ordinateur avec correcteur d’orthographe.
- Proposer des logiciels pour améliorer la lecture, logiciel de
type Lectramini.
- Proposer un enseignement multisensoriel. Par exemple la méthode
d’imprégnation syllabique avec opposition syllabique par
couleur.
- Valoriser l’enfant dans ses domaines de compétence (oral,
théâtre, EPS, etc...).
- Travailler par contrat : ce qui doit être fait doit bien l’être
même si la quantité de travail est moindre que pour un autre
élève.
- Autoriser les aide-mémoire.
- Enregistrer les leçons sur magnétophone.
- En lecture, insister sur des mots routine que l’élève
pourra transférer sans difficulté dans d’autres situations.
Par exemple, travailler le vocabulaire mathématique.
4) Des enfants présentant un syndrome frontal :
Les particularités sont très variables et
cachent les potentialités réelles de l’élève
:
- Un excès d’inhibition des informations externes se traduira
par une réduction de l’activité de l’enfant
dans de nombreux domaines.
- Inversement, un défaut d’inhibition se manifeste par des
troubles de l’attention et de la concentration.
- Des persévérations empêchent l’enfant de passer
d’une activité (langagière, graphique, gestuel, etc...)
à une autre sans qu’il doive fournir un effort cognitif énorme.
Il existe alors d’énormes difficultés à s’adapter
à une tâche nouvelle.
- Des troubles de la stratégie demandant généralement
des successions d’étapes affectent le raisonnement.
- Les troubles de l’attention empêchent la prise d’informations
et le maintien de celles-ci en mémoire immédiate de travail.
- Incidences pédagogiques :
- L’élève doit travailler dans une pièce
calme et silencieuse. La table de travail doit être dépouillée.
La décoration autour de sa place quasi-nulle. Tout ceci afin d’éviter
d’éventuels éléments distractibles, nocifs
à l’attention et à la concentration.
- Proposer des séances de travail courtes.
- Eviter la multiplicité des tâches dans la résolution
d’une consigne.
- Eviter les réponses à choix multiple dans un premier temps.
- Canaliser l’attention et inhiber les persévérations.
C) Organisation dans l'école
(suite)
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