Les dyspraxies sont des anomalies de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires.

La réalisation d’un geste résulte de la gestion coordonnée et automatique de nombreux facteurs temporels et spatiaux qui ont fait l’objet d’une pré-programmation cérébrale.

Celle-ci est incomplète, voire inexistante chez les dyspraxiques et le geste ne devient jamais automatique et nécessite toujours un contrôle volontaire extrêmement fatigant.

Qu'est-ce que la dyspraxie ?

Il n'y a pas une mais plusieurs dyspraxies.

Ce sont des anomalies de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires.

La réalisation d’un geste résulte de la gestion coordonnée et automatique de nombreux facteurs temporels et spatiaux qui ont fait l’objet d’une pré-programmation cérébrale.

Celle-ci est incomplète, voire inexistante chez les dyspraxiques et le geste ne devient jamais automatique et nécessite toujours un contrôle volontaire extrêmement fatigant.

Dans le cas de la dyspraxie visuo-spatiale, se rajoutent des troubles du regard, de la perception visuelle et de la représentation de l’espace.

L'enfant conçoit bien les gestes mais n'arrive pas à les organiser ni à les réaliser de façon harmonieuse, il montre une grande maladresse et toutes ses réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes.

  • La dyspraxie constructive concerne les activités où l'on assemble différents éléments :
    • Par exemple dans la vie courante : le bricolage, la couture, la menuiserie.
    • Ce sont également tous les jeux de construction comme les cubes, Lego®, Clippo®, Mécanos®, les puzzles....

Des lésions cérébrales plus ou moins localisées (ancien prématuré, IMC, traumatisme crânien, tumeur ou accident vasculaire cérebral. On parle alors de dyspraxie lésionnelle....

Qui peut faire le diagnostic ?

  • Un médecin : neuropédiatre, pédiatre, médecin de rééducation, médecin scolaire,
  • Une équipe pluridisciplinaire (psychomotricien, psychologue, médecin par ex dans un CMPP, un CAMSP)

Pour pouvoir réaliser un geste, nous devons gérer la coordination de plusieurs facteurs : notre posture, la modulation de la contraction et de la décontraction des muscles concernés, le contrôle de la directionalité, de l'amplitude, de la force ...

Benjamin (1/2003) : « tu vois j'ai pris du temps mais je suis devenu intelligent " Être dyspraxique ne veut pas dire que tu n'es pas intelligent. Au contraire beaucoup de dyspraxiques sont très intelligents. Cela implique que tu dois faire plus d'effort que les autres pour faire certaines choses et que cela te prend plus de temps.

Nous allons maintenant aborder le côté vie quotidienne. L'enfant dyspraxique va rencontrer de nombreux problèmes dans la vie de tous les jours et contrairement aux autres enfants aura besoin de l'aide de l'adulte pendant encore longtemps. Nous vous donnerons des pistes pour améliorer la vie de tous les jours : que ce soit dans le domaine de l'habillage, les repas, la propreté, les loisirs ou la vie sociale. Enfin, nous verrons qu'il faut bien connaître les points faibles et les points forts de nos enfants pour pouvoir les aider efficacement.

Normalement entre 12 et 24 mois, les enfants commencent à retirer leurs chaussettes, leurs chaussures, ils peuvent retirer leur manteau déboutonné, un enfant dyspraxique ne manifestera aucune envie de se déshabiller. Et il aura pendant longtemps besoin d'être assisté dans les tâches d'habillage et de déshabillage. Nous verrons d'où proviennent ses difficultés et ce que nous pouvons faire pour l'aider...

L'enfant dyspraxique sera en retard pour la propreté. Il se contrôle mal, demande à aller aux toilettes au dernier moment et a fréquemment des accidents. Il a également besoin d'aide pour faire sa toilette.