1) Si l’élève est seulement en difficulté mais le handicap non avéré (cas des dyspraxies très légères) :

  • Rencontrer l'enseignant pour expliquer les difficultés de l'enfant, l'informer des répercussions de la dyspraxie sur les apprentissages scolaires, en vous appuyant sur les préconisations des personnes qui ont porté le diagnostic. 
  • Faire appel au médecin et psychologue scolaire: Demander la mise en place d'un Programme Personnalisé de Réussite Éducative "PPRE" comme prévu dans la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005 dans son article 16. 

A tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative "PPRE". 

2) Si l’élève est gêné par un handicap avéré :

Si les troubles praxiques sont importants, ils peuvent entraîner des difficultés d'apprentissage et constituer un véritable handicap. Il faut alors :

  • Demander au directeur de l'école ou chef d'établissement de réunir une équipe éducative (avec les parents, les enseignants, le directeur, le médecin, le psychologue scolaire, RASED, les rééducateurs, les services de soins qui suivent l'enfant ) pour concevoir les éléments précurseurs d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (ou PPS) qui sera transmis par le directeur à l'enseignant référent puis à l' ELPE pour évaluation. La CDAPH validera le PPS après avoir pris connaissance de l'avis de l'élève ou de sa famille sur son ou leur projet d'orientation et/ou de formation, élément du projet de vie.
  • Si la famille n'a pas saisi la MDPH, et que les besoins sont avérés, la démarche est la même, mais à l'initiative de l'école et de l'enseignant référent, les familles ont quatre mois à partir de la première équipe éducative pour constituer le dossier pour la MDPH.
  • En cas de désaccord avec une décision de la CDAPH, une mission de conciliation peut être proposée. Si la conciliation n'aboutit pas, les décisions prises à l'égard d'un enfant ou d'un adolescent handicapé peuvent faire l'objet d'un recours par la famille devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale.

Qu’est-ce que le PPS ?

  • Il définit les objectifs d’apprentissage adaptés à l’enfant, les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins particuliers des élèves présentant un handicap (décret décembre 2005).
  • Il précise les conditions d'accueil qui sont susceptibles de déroger à la marche ordinaire de la classe (emploi du temps, temps et lieu des rééducations à l’école ou à l'extérieur, etc.).
  • Il prévoit le matériel adapté : ordinateur, imprimante, logiciels, etc.
  • Il prévoit éventuellement un assistant d'éducation : qui servira de secrétaire en cas de dysgraphie, aidera à l'utilisation de l'ordinateur, réduira les tâches praxiques, adaptera le travail, ou le présentera de la meilleure façon, aidera l'enfant à se concentrer.    

L'enfant sera ensuite suivi par un enseignant référent (spécialisé) pendant tout son parcours de formation. Ce référent sera chargé de réunir une Équipe de Suivi de la Scolarisation qui évaluera au moins une fois par an la mise en œuvre du PPS. Les parents pourront à tout moment s’adresser au directeur de l’école ou à l’enseignant référent pour demander une révision du PPS.

Pour le secondaire :

Rencontrer le principal ou le proviseur et le médecin scolaire pour l'informer de l'arrivée de l'enfant.

Équipe Éducative: à la fin de l’année, inviter l’enseignant ou le directeur/directrice d’établissement (pour le collège) qui suivront l’enfant l’année suivante. Proposer au directeur /directrice d’inviter l’enfant en fin de réunion de l’équipe éducative.

Pour les aménagements aux examens :

Les modalités d’aménagement des examens et concours pour les élèves handicapés sont précisées --ICI-- 

La circulaire N°2006-215 DU 26-12-2006 a pour objet de préciser, pour les candidats qui présentent un handicap, les dispositions des articles D. 351-27 à D. 351-32 du code de l’éducation relatives aux aménagements des examens ou concours de l’enseignement scolaire et les dispositions du décret n° 2005-1617 du 21 décembre 2005 relatives aux aménagements des examens ou concours de l’enseignement supérieur. (Elle abroge et remplace la circulaire n° 2003-100 du 25 juin 2003 relative à l’organisation des examens et concours de l’enseignement scolaire et supérieur pour les candidats en situation de handicap)

Faire une demande auprès du médecin scolaire qui proposera des aménagements selon les besoins de l'élève : tiers-temps, secrétaire, outil informatique, logiciels (géométrie, correcteur orthographique). 

Démarches en cas d'orientation vers une structure ou une classe spécialisée :
Une classe à petit effectif conduite par un maître spécialisé, CLIS (Classe d'intégration scolaire en école Primaire) ou UPI (Unité Pédagogique d'intégration en collège), voire une scolarisation en établissement spécialisé, peut être indiquée pour les enfants dyspraxiques en retard scolaire, en grande difficulté ou souffrant de handicaps associés à la dyspraxie.

La famille doit saisir la CDA pour en faire la demande ainsi que pour les demandes de prises en charge par un service de soin spécialisé (SESSAD, SAAIS, etc…). La CDA peut proposer elle-même une telle orientation, après avoir entendu les parents.

Au cas ou une scolarisation dans l’Éducation nationale même avec des aides parait difficile en cas de plusieurs handicaps associés, il peut être orienté vers un IME, un EMP (dans le cas,où on lui propose un véritable projet pédagogique avec des méthodes adaptées)